Le choix de cette œuvre était particulièrement judicieux pour marquer le 20ème anniversaire de la proclamation des droits de l’enfant avec « Amnesty International »… La scène était formée :
  • d’un orchestre de 110 enfants et adultes des classes CHAM et du Conservatoire de Saint-Nazaire (dont les deux solistes),
  • de 120 enfants choristes du collège Jean Moulin et du Conservatoire de Saint-Nazaire,
  • de 160 adultes des chorales « A Travers Chants » et « Croque-Notes »,
  • du maintenant très célèbre « Corou de Berra » venu de Nice



Et… d’un chef d’orchestre et de chœur : Yann Le Néchet. Je voudrais saluer ici l’énorme charisme et la détermination à toute épreuve de ce chef et ami, Yann : il est parvenu à faire germer et triompher la magie de cette œuvre au terme d’une aventure qui ne fut pas sans embûches mais qui fut si riche d’enthousiasme, de bonne volonté et de talents… Alors que s’achève l’apothéose des concerts de La Baule où l’œuvre de E.Perruchon a galvanisé une scène de 380 artistes pour mieux soulever la salle de deux fois 900 personnes, toutes les émotions s’entrechoquent et continuent à vibrer en nous ; quelques unes s’imposent plus particulièrement à moi :
  • la joie frémissante des enfants dans le « SOUKIA »
  • leur détermination farouche : « souchränishka…dogora ! »
  • les puissantes voix d’hommes du « Chant des Braves »
  • le frisson que donne la clarinette amorçant la valse,
  • les perles de rosée égrenées par les harpes,
  • la force triomphante des trompettes,
  • l’appel lancinant des timbales,
  • l’apaisement harmonieux des violons,
  • la farandole irrésistible du « Tashkibikou »,



Nos oreilles sont encore envahies du silence extraordinaire quand s’élèvent les sons si purs des femmes du Corou de Berra « Mia, mi poshka mia… »…
Oui, nous sommes bel et bien tous atteints de Dogora-manie et nous ne souhaitons pas en guérir … (je peux cependant comprendre que quelques unités de personnes aient refusé de se laisser emporter par la déferlante Dogora, pour les plaisirs plus intimistes des musiques de chambre, mais quelle force, quel élan humanitaire nous soulèvent après de tels moments !)

Vivement le 13 mars prochain au Palais des Congrès de Nantes !

Etienne Perruchon, merci !